JE SUIS

 

Karine Leclerc

alliée du deuil

Mon

histoire

UN CHEMIN QUI M’A MENÉ JUSQU’À VOUS

Mon histoire
Tout d’abord, je me dois de vous raconter l’histoire et le cheminement qui me mènent jusqu’à vous. Vous comprendrez que mon entreprise n’est pas le fruit du hasard, elle est plutôt le sens que je donne à mon histoire. La vie ayant tracé un lien étroit entre mon parcours et la mort, je suis aujourd’hui animée par le besoin viscéral d’aider les gens à mieux vivre leurs deuils.

Mon but ultime est de transmettre les outils dont j’aurais souhaité pouvoir bénéficier durant les vingt-cinq premières années de mon existence. Vingt-cinq années marquées par la résistance et la fuite auront été nécessaires afin de réaliser que le deuil n’est pas un ennemi à combattre mais un état à apprivoiser. À 25 ans, j’avais déjà été confrontée à plus d’une douzaine de deuils dans ma famille directe : accidents, maladies, suicides, erreur médicale, cancers, etc.

Quoique je n’ai pas tout vécu, quoique chaque deuil demeure unique, je me permets de vous le dépeindre en toute humilité, pour l’avoir côtoyé intensément durant plusieurs années.

À chacun son parcours
Dès ma naissance, mon père, alors âgé de 24 ans, était atteint de la maladie d’Hodgkin. Du haut de ses 20 ans, ma mère, Lisette, une maman aidante, aimante et dévouée, m’enseignait sans le savoir, l’altruisme et l’accompagnement en fin de vie. J’avais seulement un an et demi lors du décès de mon père, mais j’aime croire que ce modèle de partage est à la source de mes accompagnements. J’ai par la suite additionné les deuils, de plusieurs membres de ma famille directe. C’était ma réalité et je ne saisissais pas que mes amis n’aient majoritairement jamais rencontré la mort.

C’est à l’âge de 8 ans, alors que je ne comprends pas tout, mais que mon regard devient plus lucide qu’un événement tragique survient. J’étais toute petite et quoique ma mère tentât de me cacher le drame, je ressentais assurément son anxiété et celle de toute ma famille. Usée par mes questions, ma mère dû m’expliquer, que mon père adoptif Alain et mon oncle René, avaient eu un accident d’aéroglisseur et qu’ils étaient recherchés. De cette période; des flashs, les policiers arrivant à la maison, maman qui écoute les nouvelles télévisées en cachette, tantes et oncles qui viennent prendre les nouvelles à la maison, mais puisque ce sont des discussions de grands, je devais aller dans ma chambre, le temps de discussions rapides.

Je me souviens l’attente, la recherche, je visualisais mon père sur une bouée lumineuse au centre du fleuve, j’avais huit ans, mais c’est comme si c’était hier, les sensations sont empreintes en moi. Les corps de mon père et mon oncle furent retrouvés quelques semaines plus tard, dans les eaux du fleuve. Six mois suite à la mort de mon père et de mon oncle, mon cousin, fils de mon oncle décédé, fût retrouvés sans vie dans son berceau, le syndrome de mort subite. C’est le chaos ! Toute la famille est sous le choc. Ici je parle de moi, mais toute ma famille a vécu ces drames en série. J’ai choisi d’en parler, parce que j’aurais aimé pouvoir lire des histoires de deuils, mais chaque membre de ma famille pourrait raconter cette histoire à leur façon, avec un regard unique.

Je comprends aujourd’hui que ces périodes de chocs me permettent d’intervenir avec humilité lors de situations de crise et ainsi demeurer sensible à la désorganisation qui s’en suit. Je suis impressionnée de voir la clarté des images que mon cerveau a gardée de l’annonces de ces drames, Je n’ai gardé aucune notion de temps face aux événements, j’ai assurément quelques distorsions cognitives, des recherches ont été nécessaires afin d’écrire mon histoire, mais les sensations, elles, demeurent. En 1995, c’est le plus grand drame de ma vie qui survient. Je venais de franchir le cap des 19 ans, quand ma mère apprend son diagnostic de cancer phase terminale. Ce fût ma plus grande perte de repères. Ce jour détermine un avant et un après, la traversée d’une ligne rouge, à partir de ce 14 février 1995 je ne serai plus jamais la même. Ma mère est décédée ce 26 juin, et une partie de moi est partie avec elle.

Dans la traversée de mes deuils, beaucoup de résistances ! Je me suis perdue complètement, j’ai renié mes plus belles forces, j’ai eu honte de mon histoire, j’ai fait croire que tout allait pour ne pas déranger et perdre à nouveau, je me suis transformé pour retrouver une famille, j’ai tenté d’être indispensable pour ne pas être rejetée, mais surtout je me suis menti à moi-même ! Dans ce parcours, tant de perfections, car toutes ces étapes m’ont permis de redéfinir mes valeurs profondes, et elles m’ont permis de comprendre le manque de ressources et les tabous reliés à la mort et au deuil.

Mes résistances passées m’éloignent du jugement dans mes accompagnements de deuils. Étant consciente de mon chaos, je sais reconnaitre avec respect le rythme de chacun. Toutes mes pertes, m’ont permis de toucher et comprendre les différentes formes du deuil, à accompagner dans la mort, à cheminer à travers l’épreuve, à faire des erreurs, à me perdre et me retrouver et à apprécier autrement. C’est avec humilité que je reconnais que ce parcours me rend capable de transmettre l’espoir. L’espoir comme moteur de motivation et de guérison.

Je parle souvent de donner un sens aux épreuves qui ponctuent notre vie. L’entreprise que j’ai créée représente la plus grande recherche de sens à mon histoire ! À ses derniers moments, ma mère m’a dit : « Karine, si de perdre ta mère te permet de comprendre et d’aider une amie, ce sera beaucoup ». Cette phrase reçue sans comprendre a mûrie en moi pour m’apporter cette réponse : « Si je dois aider à la grandeur de ma souffrance, je devrai aider chaque jour, durant le reste de ma vie ». 13 ans plus tard, ce qu’elle a semé prend vie.

Je vous assure que si j’ai réussi à transformer mes souffrances en cadeau, tout le monde peut y arriver,
TOUT LE MONDE !

Plus que tout, je désire informer afin de briser les tabous et offrir aux gens la possibilité de sortir de leur isolement. Car, oui, encore aujourd’hui, tout ce qui concerne la mort demeure toujours un des grands tabous sociétaires. C’est pourtant la seule épreuve à laquelle nous serons tous confrontés et ce, plus d’une fois au cours de notre vie.

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