Aujourd’hui, je pense à une phrase de Kim Miller : « Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter, du chaos naissent les étoiles ».
Cette phrase prend un tout autre sens maintenant. …
Dans ce torrent qui m’habite …ton absence me donne une impression de vide immense, tu sais!
La réhabilitation est pénible, je me sens amputée de toi.
On me dit même que je dois te laisser partir… mais pour aller où? Tu me sembles déjà si loin…
Lâcher ce fil de souffrance me fait peur, car j’ai peur d’oublier ta voix… ton sourire…, ton rire …tes expressions.
J’ai peur de ne plus savoir ce que tu répondrais à mes questions …de ne plus me rappeler ton odeur… ton humour …nos souvenirs…
Le vide que tu as laissé est aussi grand que l’amour que j’ai pour toi …et tu n’imagines pas à quel point cet espace sonne écho dans son immensité.
Je t’entends me chuchoter à l’oreille : « Allez, reprends-toi, laisse-moi partir, continue d’avancer, vis pour moi, croque dans la vie, je suis toujours là. »
J’ai l’impression de te retenir dans ton voyage… je me sens un peu égoïste… mais voilà …je me dois de respecter mon rythme, j’espère que tu comprendras! …
Tu es partie si vite… trop vite pour tout l’amour que j’ai à te donner…
Je sais que tu m’entends, alors laisse-moi te faire une demande :
« J’aimerais que tu m’aides à transformer mon vide en jardin intérieur …tu as tant semé de choses en moi, si je les cultive, avec tout mon amour comme engrais, cela portera tes fruits.
Je sais que tu as laissé en moi un cadeau caché et je souhaite …qu’une fois l’hiver passé…, je pourrai les découvrir.
T’inquiète, je vais entretenir cet espace comme la prunelle de tes yeux.
Pour ce projet, j’ai besoin de toi… tu dois avoir le temps maintenant!
Ajoute ta couleur à travers mes paysages… dépose-toi dans le vert des arbres et dans les flocons de l’hiver.
Existe à travers le soleil …guide-moi dans ma croisade intérieure… dessine ma route… sois ma direction.
Attire-moi vers le bonheur …augmente mon envie de plaisir et nourris-toi de mes rires.
Aide-moi à garder mon cœur ouvert… desserre l’étau de souffrance… Aide-moi à laisser passer ta lumière.
Atténue mes peurs… faufile-toi dans mes moments plus sombres.
Aide-moi à cultiver tout cet amour que j’ai pour toi.
Rappelle-moi que tu es là… brille comme une étoile dans mon chaos.
Ce jardin… Je ne l’avais pas choisi… mais comme rien n’est parfait, il deviendra notre projet commun… fais-moi confiance, je te ferai honneur et je te promets que, de tous les vides que j’ai pu ressentir dans ma vie, ce vide… notre jardin …saura, avec le temps, fleurir, grandir et nous envahir de ton parfum.
Extrait du livre : Le deuil est un chemin de Compostelle intérieur
Karine Leclerc
www.karineleclerc-deuil.com
Extrait du livre Le deuil est un chemin de Compostelle intérieur — Auteure : Karine Leclerc — Publié en 2020.

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